Vendée Globe Virtuel

Vendée Globe Virtuel (18)

De retour sur le plan d'eau

Cela fait presque 4 ans que je n'étais pas monté sur mon bateau. La dernière fois c’était pour la précédente édition du Vendée Globe et j’avais fini à une belle 968° place. Bien sûr j’avais alors un bateau taillé pour la course avec de nombreuses voiles et un pilote automatique me permettant de belles nuits de sommeil pendant que mes directives étaient appliquées à la minute près.

Cette année je retrouve donc mon navire aux Sables d’Olonne, près pour l’aventure de quelques mois… et tout est en place pour repartir sur les océans pour ce nouveau tour du monde. Je fait le tour de la cale et constate que toutes mes belles voiles ont moisies faute d’entretien : seul le Spi et le Foc ont résisté, il faudra faire avec ces 2 seules voiles d’avant. End continuant mon inspection j’ai aussi le plaisir de retrouver, coincée derrière la table à carte, mon livret de bord égaré depuis mon passage du cap Horn en janvier 2013 et dans lequel je n’avais pas pu retracer ma fin d’aventure… que de souvenirs….

Se fixer des objectifs

Le Cap Horn est désormais passé depuis plus de 24h et je ne me suis toujours pas risqué à écrire l'objectif que je me fixe avant l'arrivée.

Il faut désormais  que je me mouille un peu alors allons-y.

Rappel des faits :

Au départ  je souhaitais arrivé dans les 10 premiers % puis j'ai revu а la hausse mon objectif а la mi-course en visant le 1er %. avec plus de 400 000 inscrits c'est donc l'objectif de finir dans 4000 premiers.

En passant le Cap Horn aux alentours de la 1200° place je me dit que cet objectif devrait être  atteint à condition de ne pas se perdre dans la remontée  de l'Atlantique.  Voici donc le moment de se remettre un peu en question et de se fixer un nouvel objectif... ou pas.

Direction le Cap Horn

Il y a 15 jours je franchissais la porte Amsterdam au centre de l'océan Indien. Depuis j'ai franchi toutes les autres portes (Ouest Australie, Est Australie, Nouvelle Zélande, Ouest Pacifique et Est Pacifique). Le Cap Horn reste désormais la dernière marque de parcours à franchir pour sortir du Pacifique et commencer la longue remontée vers Les Sables d'Olonne. Mais ce dernier cap a franchir n'est pas une simple formalité et il va me falloir encore beaucoup réfléchir pour ne pas perdre trop de place jusque là. 
Où en suis-je de mon objectif me direz-vous ? Et bien j'oscille régulièrement entré la 1300° et la 2000° place. Le Cap Horn étant le juge de paix par excellence, mon classement à son franchissement me permettra de définir mon objectif final. 

Qui a dereglé le ventilo ?

 

 

 

Après la validation de la porte Crozet (seconde porte des glaces) il est temps de se diriger vers la suivante : la porte Amsterdam au Nord des Kerguelen. Mais là, c'est le drame : si les premiers surfs sur une dorsale à plus de 20 nds en route directe moi je suis coincé par la traîne qui a décider d'avancer aussi dans ma direction. Jeune connais même pas le nom de cet anticyclone mais il commence vraiment à me faire ch... changer de cap ce qui devrait grandement me ralentir. Les premiers vont ainsi accroître leur avance en espérant que ça ne revienne pas trop vite derrière.

Nouvel objectif

Depuis que j'ai passé le Cap je navigue aux alentours de la 3000° place. Il est sans doute temps de revoir un peu mes objectifs à la hausse. Avec près de 400000 inscrits entré dans les 10 premiers % à l'arrivée me semble faisable mais entré dans le 1er pourcent reste un défi intéressant à tenir jusqu'aux Sables d'Olonne. Alors soyons fous, inscrivons cet objectif au tableau et voyons si je m'en sors.

un Cap de passé

Aujourd'hui je bien de passer à l'ouest de la longitude du Cap de Bon espérance. L'Après- midi avait commencé par la validation de la première porte des glaces et je peux désormais planifier la suite du parcours dans les mers du sud. Les organisateurs ont dus ajouter plusieurs "portes" pour ne pas que l'on croise de gros glaçons dans l'océan indien.

Journée "normale"

6:15 - Comme d'habitude je me lève plus tôt qu'à l'accoutumée pour voir où en est mon bateau. Le classement n'a pas trop bougé. 5400° pour le moment, ce n'est pas catastrophique. Un petit réglage pour optimiser la trajectoire du bateau dans les 2 dernières heures avant la bascule de 8h

6:25 - Le café est chaud, les tartines grillent: voyons les vents annoncés à la bascule. Plus de 17 nœuds, des cases à 19 : on va pouvoir faire un peu de vitesse sous Grand Gennaker. Case après case j'étudie les caps à prendre et les vitesses atteintes tout en jetant un œil sur les conditions annoncées pour 20h


6:35 - Je note les caps et horaires à entrer dans le pilote automatique.

6:45 - Je reprends mes notes pour essayer de trouver une solution qui m'amènera plus au sud (il me faut encore descendre pour atteindre des vents plus forts.

7:00 - Après un Nième calcul de cap, je valide mes choix pour la journée et rentre les informations dans le pilote automatique. je tweet mon message #vacationde7h

7:15 - Tiens un réveil d'enfant sonne, y'a t il un passager clandestin ? Non, juste un retour à la vie réelle et une journée de travail normal qui commence.

Ce soir, vers 18:00 je choisirai mes caps pour tenir jusqu'à 21:00

Après le repas il me faudra recommencer l'étude des vents pour la nuit. Si j'ai. Le temps je mettrai à jour mon journal de bord 

sous le tropique du capricorne

18 jours de course. Déjà.  Seulement. Tout dépend où l'on se place. 
Les jours à venir devraient nous en dire plus sur le résultat des différents choix tactiques opérés depuis 1 semaine dans la descente de l'Atlantique. Si les navigateurs coincés à l'est auront sans doute du mal à descendre mais il y a encore de la place pour ceux qui ont changé de stratégie. 
Moi, comme d'habitude je suis entre 2 options : j'hésite entre descendre plus au Sud pour bénéficier des super vents annoncés demain matin ou poursuivre ma route directe mais a une vitesse plus lente... La course, comme la vie, est faite de dilemme.
À suivre...

Mon VG

Cette fois j'écris depuis la cabine pour ne pas que la mésaventure d'hier se reproduise. Je venais de vider mon sac a propos de cette aventure humaine et virtuelle qu'est le VG. Sur le plaisir que j'ai à naviguer à côté du Nola86 même si nous ne sommes pas sous les mêmes latitudes et que les vents sont parfois contraires. 

Je suis un passionné, mon site f19.fr en est la preuve même : il regroupe mes nombreuses passions, aucune n'est éteinte, tout au plus en sommeil pour certaines.

3 mois

Lorsque l'on s'embarque pour le Vendée globe, réel ou virtuel, il faut savoir que cela va durer au moins 3 mois. 

3 mois au rythme des changements de case de vent, des bascules bi-quotidiennes des classements fluctuants, d'amis qui jouent aussi, d'amis qui ne jouent pas et ne comprennent pas mais aussi de non joueurs qui vous soutiennent quand même....

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